1) Saint-Etienne à Andrézieux
La première ligne à avoir été
ouverte était celle joignant St-Etienne à Andrézieux, le 1er octobre 1828
par 18 km de voie.
Elle ne possédait pas de locomotive, les wagons étaient tirés par des chevaux. Pour
gravir les fortes pentes, la traction se faisait par des treuils enroulant de longs
cables. Ensuite la descente par gravité était contrôlée par les serre-freins.
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2) La chaudière tubulaire
Marc Seguin appartenait à une
famille d'armateurs qui faisait naviguer des bateaux à vapeur sur le Rhône. Pour ses
navires il avait entrepris des essais de chaudière tubulaire afin d'accroître la surface
de chauffe, donc la production de vapeur.
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3) Ligne Saint-Etienne - LYON
Lorsque Marc Seguin fut chargé de
diriger la construction de la ligne St-Etienne - Lyon, en connexion avec celle
d'Andrézieux, il fit des voyages d'étude en Angleterre en 1825 et 1827, où il commanda
deux locomotives à Stephenson , dans le but de leur adapter une chaudière tubulaire.
La première aux extrémités hémisphériques est connue sous le nom de locomotive d'
Arras où elle fit un séjour pour être étudiée.
Elle avait des points communs avec la "Puffing Billy" de 1813.
La seconde machine livrée en 1828
avec ses cylindres latéraux n'empiétant pas sur l'espace de la chaudière était bien
choisie pour l'adaptation de la nouvelle chaudière de Seguin.
Cette locomotive de Stephenson semble pouvoir se ranger dans la lignée qui allait
conduire, en passant par la "l'Experiment" et la "Lancashire Witch",
à la fameuse "Rocket".
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02Puffing Billy1813
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4) La locomotive de Marc
Seguin
Marc Seguin adapta sa chaudière
tubulaire en reprenant l'agencement du roulement et de la distribution de la machine
anglaise. Par contre, il préféra un échappement libre aux cylindres à l'évacuation
par la cheminée, ce qui amena à monter des ventilateurs pour activer le tirage du foyer.
Ce sont ces ventilateurs qui ont donné son image caractéristique à la locomotive
expérimentée en 1829.
Une seconde machine équipée de
ventilateurs fut mise en service, puis dix autres sans ventilateurs, l'échappement étant
recanalisé vers la cheminée. Les deux premières furent remises à ce standard , alors
que d'autre part la chaudière prototype à double corps fut transformée en chaudière
tubulaire cylindrique classique, ce qui changea la physionomie de la locomotive.
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5) Lutilisation des
locomotives
La durée du service des machines
de Seguin est mal connue, par contre on sait qu'en 1839, les douze locomotives étaient en
service et effectuaient en moyenne chacune 20 000 km par an en tractant des trains de
charbon.
A partir de 1832, les chemins de
fer de la Loire (Andrézieux - Roanne) reçurent des machines anglaises plus modernes de
type Planet/Samson. La première fut livrée par Stephenson, les deux suivantes par
Jackson. Ultérieurement, des machines de ce type furent construites par les usines du
Creusot. Sur le tronçon Andrézieux - St-Etienne, il passa des locomotives à partir de
1836, date à laquelle les rails de la ligne furent mis à disposition des deux autres
compagnies. Les trois lignes fusionnèrent en 1853 pour former la "Compagnie de
jonction du Rhône à la Loire" qui fut absorbée la même année par le "Grand
Central". Finalement, ces lignes furent incorporées au PLM en 1857.
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6) Linventeur de la
chaudière tubulaire
Marc Seguin avait d'abord entrepris
la construction de chaudières tubulaires pour les navires. Il avait fait breveter une
chaudière expérimentale fixe en 1828. Mais sa locomotive ne fit son premier essai que le
7 novembre 1829, alors que la Rocket avait remporté le concours de Rainhill le 8 octobre.
Lors de ses séjours en Angleterre, Seguin avait-il tenu des conférences ou échangé des
propos privés ?
En tout cas, Stephenson qui était
observateur, avait déjà une expérience dans la construction de locomotives et une
avance technologique qui lui permettaient de réaliser ses idées beaucoup plus rapidement
et d'en obtenir une mise au point efficace.
Il reste que Marc Seguin avait
été le premier à travailler à la conception de la chaudière tubulaire.
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08Rocket
07Rocket
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7) Le diorama
La maquette est inspirée d'une
gravure ancienne, datée de 1836, existant en de multiples versions, représentant le
passage du chemin de fer à "Rive-de-Gier et ses environs" - en fait,
probablement un concentré de paysages s'étalant le long de la ligne. Le matériel
roulant se réfère à la célèbre gravure en couleur,
représentant sur 4 niveaux des paysages de la région.
L'époque 1828/1836 est celle de la
cohabitation de la traction animale et des premières locomotives.
L'échelle est l'antique 1/86ème
.
Le matériel roulant est construit en carton plaqué, sauf les roues des wagons et les
moteurs des locomotives.
Le moteur en carton, économique et
silencieux, n'est pas encore au point.
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